On est dimanche, et ne me demande pas comment ni pourquoi, mais je me retrouve à découvrir le Laboh Festival, à peine une semaine avant l’évènement. Comme j’ai des amis trop gentils, l’un d’entre eux me fournit toutes les informations nécessaires et suffisantes pour alimenter ma réflexion sur ma venue éventuelle. Mais, et oui, il y a un « mais », je finis de bosser à 20h30, et il me faut en plus 25 minutes de route pour arriver à Bohal. Alors là, ça se complique forcément. Si je viens, je ne verrai que la moitié des sets… Quelques heures plus tard, le couperet tombe. La cause est excellente, le format est très séduisant, l’affiche est chouette, et en plus je vais y retrouver des copains.
Le Laboh Festival est un jeune festival, puisque ce n’est que sa deuxième édition. Mais parmi les organisateurs, on retrouve des personnes d’expérience, qui défendent de belles valeurs, et ils le font bien. L’édition 2025 avait rassemblé un peu plus de 1200 personnes. C’est un festival de taille humaine, où il fait bon vivre, rire, partager, entre amis ou/et en famille. Ici les plus jeunes y ont leur place, pour découvrir et s’ouvrir à la culture musicale. Il ne faut débourser que 6€ pour passer une soirée festive, avec une boisson offerte, et 1€ de reversé à l’association des Ptit Li’on. Solidaire, familial, amical, sous l’aile de bénévoles dévoués, chacun trouve une bonne raison d’être là, tous ensemble à profiter d’une excellente soirée.
J’arrive à 21h15 sur site. Les sourires sont sur tous les visages. Je ne me suis pas trompé, j’ai bien fait de venir. Le temps pour Momi de monter son matériel, et de manger un bout, j’arrive au moment où Kapt’n Hub prend la barre pour animer le site le temps du changement de plateau. Le DJ alréen ne boude pas son plaisir de faire danser les festivaliers entre chaque set.




Madelyn Ann, accompagnée de ses 3 musiciens, prend alors possession de la scène. Le site vibre sous les notes pop rock, accentuées par des chants en breton. Elle est pourtant d’origine normande. C’est à la suite d’un vrai travail sur ses propres attentes, qu’elle a décidé de quitter les côtes normandes pour rejoindre les bretonnes. Aujourd’hui soutenue par différents acteurs de la culture bretonne, elle partage le bonheur avec son public à travers un set souriant, et dynamique.















The Sunvizors, un groupe que j’ai déjà croisé à plusieurs reprises sur différentes scènes enchaine avec un set qui n’appartient qu’à eux. Porté par la voix envoutante de Joy, le set nous fait voyager sur des sons majoritairement reggae agrémenté d’électro et tri-hop. Les fans sont là, et le font savoir. Les autres découvrent et se laissent porter le sourire aux lèvres. C’est un moment suspendu, dont tout le monde se régale.
















Je découvre David Pasquet, un sonneur de bombarde, qui clôture cette chouette soirée. En duo avec Duo DJ-Bombarde, il fait trembler la pelouse du site de Bohal. Les festivaliers rivalisent de pas de danse bretonne, assurés pour certains, hésitants pour d’autres, mais tous dans une ambiance festive, du plus jeune au plus vieux.














Un énorme merci, mais vraiment, pour l’invitation. Je me suis régalé. Je me suis nourri de tous les sourires que j’ai croisé, autant du côté des festivaliers que des bénévoles, et des artistes. Je m’excuse de mon arrivée tardive et des artistes que je n’ai pas pu voir, mais je ne pouvais pas faire autrement.
Le pari est relevé, avec plus de 2000 entrées, le Laboh festival 2026 est une réussite.










