Réflexion du jour…

Hey bonjour ! Vas y rentre, fais comme chez toi, j’ai un bon divan… Installe toi. Je t’explique ma réflexion du moment.
Je ne suis pas un influenceur, je n’ai rien à vendre, rien à gagner, et encore moins à perdre du coup. Mais quelle cette mode? À ce sujet, je veux te faire une confidence. J’ai cherché dans mon vieux dictionnaire Larousse de 2019, tu sais le livre avec des pages, en papier… rappelle toi, un objet que l’on manipule pour le coup avec plaisir, sans faire appel à l’IA, mais juste à son cerveau… Oui j’admets, c’est une démarche, ça demande un peu de concentration sur la recherche, connaitre son alphabet, et une coordination des doigts pour tourner les dites pages, voire suivre les lignes dans la lecture. C’est épuisant, compliqué, et parfois bruyant quand on fait grincer le papier, mais je suis un warrior, un bonhomme quoi, tu la sens là, la testostérone?
Alors d’un côté, je me suis aperçu qu’en 2019, le mot « influenceur » n’existait tout simplement pas dans le dictionnaire. Mais je me suis surtout rassuré sur mes capacités mnésiques en relisant la définition du mot « influence » : « action qu’une personne exerce sur une autre; emprise. ». Une question tourne en boucleS depuis des mois,quand j’échange, les avis divergent (et tu en conviendras comme moi, que « divergent », c’est beaucoup), au point où je fais des doubles nœuds dans les liens neuronaux, qui me font pour le coup marcher à côté de mes pompes, vois le bordel. D’où, un humain aime au point de le chercher, se faire manipuler et dicter sa façon de penser et d’être? A contrario, d’où peut venir la fierté de s’afficher en tant que manipulateur, et à quel titre peut on être légitime à l’être? Mais fichtre, boudiou, gast, bordel de merde quoi : où est passée cette fierté d’être libre de ses pensées et d’assumer ses choix de vie, en prenant garde de ne pas empiéter sur la liberté de l’autre? Oh, je te vois faire la moue, et me dire :  » Naaaaaaaaaan, mais t’as pas compris, c’est pas parce qu’on suit cet influenceur qu’on se laisse influencer justement. » OKkkkKkkkkk, mais alors, si personne n’est influencé par les influenceurs, quel est le rôle d’un influenceur, et comment gagnent-ils leur vie, ces influenceurs qui n’influencent pas les influencés qui ne le sont pas? Baaaaah voui, sur le principe, ces influenceurs qui n’influencent donc pas, sont payés par des marques, des « sponsors », qu’ils mettent donc en avant pour que le follower non influencé bien entendu, consomme ces dits produits. J’ose imaginer que comme dans tout schéma économique, si ces accords contractuels entre ces marques qui donnent du coup un salaire aux influenceurs qui n’influencent toujours pas les followers avertis libres de penser, s’avèrent ne pas être rentables, les influenceurs disparaitraient… Nooooooooon, je sens poindre de nouveau une sorte de grossièreté : mais bordel de cul (je sais je sais, ce n’est pas parce que ça passe dans ma tête, que ça doit sortir par ma bouche, désolé !), ce n’est justement pas le cas, au regard de l’augmentation constante du nombre de ces INFLUENCEURS en tout genre. Alors là, deux solutions se présentent : soit il va finir par apparaitre que les non influencés sont… influencés; soit les influenceurs réussissent un coup de poker de ouf, en manipulant pour le coup réellement leurs sources de revenus, et là je dis bravo; et je finis par me poser la question si Tom Six fier de « The human Centipede », n’est pas à l’origine de ce concept moderne de privation de liberté sur toute la chaine, avec ce petite arrière goût d’abject et repoussant, sans que pour autant personne ne pense à briser un maillon, bien au contraire, puisqu’on valorise l’augmentation du volume d’influencés…

Toujours dans mon vieux dictionnaire, alors que ce mot « influenceur » (en ce qui me concerne tout aussi peu joli que mon vocabulaire châtier) n’existe pas encore, je trouve en revanche le mot « bonimenteur » : « personne qui raconte des boniments, discours habiles et trompeurs pour flatter, séduire, ou convaincre. »
Mais tellement beuuuuurk, un bonimenteur, heuuuuuuu, c’est trop pas bieeeeeeennnn, nan mais n’importe quoi, ça devrait même pas exister, pfffffffffff. Mais mais mais… diantre, saperlipopette… quelle la différence entre un bonimenteur, et un influenceur? N’ont-ils pas en commun les termes de baratineurs ou manipulateurs?
Ce qui est vraiment dommage dans tout ça, c’est que certains d’entre eux étiquetés « influenceurs » juste par leur nombre conséquent de followers ont un véritable contenu, culturel, divertissant, informatif ou autre et se retrouvent noyés dans une masse d’argent facile. Ne serait il pas temps d’appeler un chat un chat : d’assumer son étiquette de gourou médiatique qui s’en fout plein les fouilles grâce à ses followers à qui on vend du rêve ; juste proposer médiatiquement de vrais contenus (mais là il va falloir trouver un vrai nom, ça évitera de parler des chasseurs : y a les bons, ceux qui visent et qui tirent, et y a les autres, qui visent, et qui tirent…) ; ou s’en battre les steacks en s’amusant de la vie et en partageant au fil du temps quand bon nous semble sans avoir de plan de croissance quitte à disparaitre un jour, puisque ce n’est pas une source de revenu. Moi, perso, j’ai choisi mon camps depuis bien longtemps. Pour le moment, je suis là, la suite, il sera toujours temps d’aviser au moment où…

Bisous sur la fesse gauche.

Un commentaire :

  1. J’adoôooore !

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