RG Breizh 2026, Bain de Bretagne

Vendredi matin, je suis en Normandie pour la Nationale de RS Feva. Je range mes petites affaires, en même temps que je donne quelques consignes aux minis Tom qui ont encore deux jours à jouer sur cette grade 4. Noooooooooooooon, je ne me permets pas de leur parler de réglages, ils ont un super coach pour ça, mais plutôt des règles de vie à respecter dans un lieu partagé, et des graines de bonne humeur à semer pour rester motivés et prendre du plaisir, avant que je ne quitte les lieux.
Quand il faut se dire au revoir, un petit Tom (et pour le coup, pas celui de la maisonnée) s’emballe en lâchant : « Tu vas nous manquer ! ». Momiflette qui pour une fois n’a pas d’appareil photo dans les mains, n’a pas d’autre réponse, qu’un cœur/cœur avec ses deux petites mains inoccupées, assorti d’un « Vous pas, je me caaaaaaaaaaaaaaaaaaaasse ! », suivi d’un clin d’œil complice. Note bien l’utilité pour Momi du coup, de s’occuper à capturer des images, qui sans ça, aurait tendance à pouvoir exprimer une certaine aversion des germes de la société future sur son temps oisif dans ses élans d’humour à 2 balles. Les talons tournés, du moins, quelques tour de roues plus loin en direction de la Bretagne, Momi admet non sans une certaine émotion en tête à tête qu’elle a passé de très jolis moments sur cette belle aventure en immersion de jeunes gens passionnés et heureux d’être là, et qu’elle ne regrette vraiment pas d’être venue pour les accompagner ! Bon, en même temps, tu lui proposes de la voile, des gamins heureux, et des gens passionnés, j’vois pas comment ça aurait pu en être autrement. On prend donc la route avec un large sourire. Et d’un coup, c’est le drame. Il est 13h. Momi après avoir géré 2 gamins aux estomacs quémandeurs pendant cette semaine normande, savoure cet instant de liberté, avant elle même de crier « j’ai faiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiim ! ». La boulette, elle n’a rien prévu pour casser la croute, hormis quelques gressins qui finissent de pourrir la cabine du van, déjà bien designée haute couture par les deux petits Tom.
350 Km plus tard, quelques phalanges de doigts en moins grignotées par ennui, quelques lames de couteaux protégées par la maxime « On ne tue pas les gens, tout va bien ! », quand tu tournes la tête à droite sur l’autoroute pour voir celui qui te double alors que tu es toi même à 130km.h; heureusement que tous ces braves gens ne mettent pas de clignotants dans leur changement de direction, ça pourrait hypnotiser la princesse, et risquer de créer un accident…
Autant te dire que les 4 roues du van bloquées sur la place de parking de Bain de Bretagne, et la clé retirée du tableau de bord, une envie de cri primaire sur cette fin de périple est réfrénée par une visite du frigo et du placard de Miam de Hervé le Van, notre pote salvateur de notre road-trip.
Ce n’est que quelques minutes plus tard, que les premiers copains arrivent eux aussi sur site. Deux salles, deux ambiances, on échange deux petits Tom à nourrir proprement, contre 5 copains une bière à la main et la bouche remplie de saucisson et pizza d’où sortent des bons mots un peu moins policés que ceux utilisés cette semaine… Non sans une petite pensée pour la Normandie, je ne mets pas longtemps à trouver le sommeil, pour attaquer ce nouvel évènement, d’autant qu’il faut reprendre des forces pour affronter la météo qui ne s’annonce pas forcément clémente.
Et Samedi matin, le réveil se fait sous le soleil, qui nous accompagnera toute la journée. Ça, c’est fait. Avec un vent N stable, la flotte opte pour un jeu A, avec quelques essais en B pour certains. Les conditions de nav’ sont tops. Thierry Picault en PCC lance sans stress courses, sans aucune changement de parcours, devant la terrasse du resto, pour pouvoir enchainer avec l’apéro dès que les bateaux sont sortis. La journée est ponctuée de sourires, de jeu propre, avec quelques fautes évidemment, mais toujours réparées rapidement.
Le resto du soir est dans la même lignée, de la convivialité et de le bonne humeur !

Un réveil dominical tout en douceur, avec la même punition que la veille : les mirettes sont mises à rude épreuve avec un bras de fer avec la boule de feu, mais étrangement, on en profite à fond ! Cette fois, on a un vent NNE toujours stable, et c’est en face du camping au CN2B (Club Nautique de Bain de Bretagne) que les bateaux sont mis à l’eau. Simple, calme, amusante, et enthousiasmante pour les skippers comme pour le public, la journée se déroule comme une réunion de famille heureuse de se retrouver autour d’une passion. Au final, ce sont 24 courses qui auront permis aux 15 coureurs de rivaliser sur cette 5A dans des conditions idéales. C’est après un buffet convivial en terrasse et toujours sous le soleil, que tous les concurrents sont remerciés et récompensés.

Il est temps pour moi après une semaine de périple, de rentrer à la maison.
un énorme merci à tous ceux que j’ai croisé pour votre simplicité, et vos sourires. Au plaisir de se recroiser.

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