Festival au Pont du Rock 2025, le samedi

Réveil en douceur au camion ce matin. J’ai dormi comme un gros bébé, et mes paupières semblent avoir acquis de l’autonomie, et se braquent comme un ado en pleine crise devant ma demande pourtant simple et justifiée, de les lever. Après une longue négociation, que l’on pourrait nommer un bras de fer si mes amies palpébrales réfractaires en étaient pourvues, ce qui ne semble pas être le cas, puisque c’est moi qui ai eu le dernier mot !

Après un bon petit déjeuner digne de ce nom, Hervé le van se transforme donc en bureau. Pendant que j’enchaine les cafés pour ne pas perdre la face devant mes paupières qui se sont mises à bouder, Momi se concentre sur son ordi pour dérusher et travailler ses premiers clichés, tout en anticipant la soirée à venir, bref, elle bosse. Il va de soit que, comme tout festival digne de ce nom, le premier copain arrive rapidement pour partager un café, et offre ainsi une pause à la donzelle.

Une douche, un repas, et quelques cafés partagés au milieu de grandes discussions avec les copains de passage au point de ralliement bien connu qu’est devenu Hervé le van, il est déjà l’heure de rejoindre l’espace presse.

Ce soir, c’est avec The Bloyet Brothers que le festival ouvre sa deuxième journée sur la scène Grenouille. Après avoir joué en quatuor, sous le nom « The Bloyet Brothers & Lourychords », les 3 frères se retrouvent désormais entre eux pour continuer leur aventure. Un son rock seventies, une identité visuelle assumée qui ne tient pas d’une soirée déguisée, et une forte énergie à peine canalisée… Les 3 frangins sont loin d’être débutants, ils se connaissent, se parlent d’un regard, et présentent une scène souriante et bien huilée. Ce n’est pas une corde qui casse qui aurait le dernier mot, loin de là ! 😀

La scène Dragon se réveille aujourd’hui avec Jolagreen 23.

A la fois, comédienne, autrice/compositrice, chanteuse et musicienne, Fatoumata Diawara est une artiste dans tous les sens du termes. Elle a collaboré entre autre avec Gorillaz, Milki Chance, et Matthieu Chedid (dans le collectif Lamomali). Haute en couleur, la scène Grenouille nous transporte à Yanfolila, la ville berceau du Wassoulou, cette région d’Afrique de l’Ouest à la culture musicale intense et variée, dans un écrin de jazz et de blues. Une parenthèse bien agréable qui devrait être remboursée par la sécurité sociale, pour apaiser les tensions.

Druids of the Gué Charette, commencent dans le même temps leur messe sur la scène du chapiteau. Le public est en communion, sur des sons garage-punk, et psychédéliques.

Et c’est l’heure du quartier libre. Tu sais comme en colo de vacances, où on te dis, « RV à 15h devant la statue de la place machin, en attendant, je ne veux plus vous voir, soyez sage, et revenez à l’heure ! ». La scène suivante est réservée à tous sauf nous les photographes, parce qu’il semblerait que les photos avec ton portable soient bien meilleures, surtout que l’on t’accorde la confiance totale, en te permettant de les poster en direct, sans validation préalable… Bon, bah sans rancune, on te laisse jouer.

Et on se retrouve pour The Murder Capital, c’est notre statue à nous, pour la colo des photographes. :D, à moins que ce soit dans le pub de cette même place. Les irlandais qui fêtent leur 10 ans de scène, revendiquent à travers leur son post-punk et leurs textes engagés… de la colère, un sentiment d’injustice, et ce besoin de l’exprimer et de le partager. On n’a pas envie de les laisser partir, on veut poursuivre ces échanges, on reçoit, on voudrait pouvoir répondre… Mais c’est déjà fini… Jolie claque… J’espère à bientôt; pour en savoir plus.

D’un pub à un autre, quand j’arrive devant la scène du chapiteau, je pousse la porte du pub des Sons Of Flaherty, qui se sont rencontrés à Vannes. Joli visuel que voilà. Quant au son, il vous choppe, bras dessus, bras dessous, tu veux participer à la fête. C’est puissant, c’est humain, c’est du bon son folk-punk, avec cette petite dose de dérision qui nous fait trinquer à l’optimisme. J’adore !

D’une ambiance pub, à un concessionnaire auto, il n’ y a qu’un pas… C’est ainsi que j’enchaine sur la scène pour découvrir Gazo. Et franchement, il a un public incroyable, qui ne semble pas déçu d’être là avec lui.

Les anglais Asian Dub Fondation, ça peut en surprendre un certain nombre, mais j’aime bien. Ouais, je sais, c’est pas très rock, ouais je sais de par son nom, y a pas tromperie, y a du dub… et je te vois rire le grand Tom… Et du coup toi même, tu dois connaitre en réciproque le fond de ma pensée : quel est le doigt situé entre l’index, et l’annuaire? Voilà voilà ! Alors, oui, malgré tout ça, j’aime, et pas qu’un peu. Le groupe s’est formé en 1993, et j’avoue que c’est loin d’être la première fois que je les vois, et je ne m’en lasse pas.

Et les toulousains de Cathedrale enflamment le chapiteau de leur son garage rock très puissant aux notes punk alternatif. Si tu commences à être fatigué, ils sont là pour te faire oublier qu’on est déjà demain !

On arrive à la fin… Quoi? Ne me regarde pas comme ça. Toi, tu te calmes ! Je te vois venir… « Ouaiiiiiiiiiiiis, Kiki et Momiflette, ils veulent partir parce que le dernier groupe c’est pas leur cam’, du DJ derrière ses platines, i’Z’aiment paaaaaaaaaas…. » Bah, yep, c’est pas faux comme dirait Perceval. Mais tu sais quoi, même si les goûts et les couleurs ne discutent pas, dixit mamie, je suis toujours curieux, et jamais à l’abri d’une bonne surprise. Alors je reste pour découvrir Poto Rico, namého. Et voilà, la surprise est là : un DJ pas comme les autres. Un DJ qui a une dose d’autodérision incroyable. Plus qu’un set, il nous offre un show. Bienvenu dans l’irrationnel, on embarque dans son monde bien à lui. Bienvenu en Bretagne, ou comment se faire retourner comme une crêpe. Bienvenu l’absurde où l’on arrive à se transposer, et rire de nous en ne se moquant pas de lui. Tu sais quoi, cette fois, je suis resté plus longtemps, cette fois, j’ai même pris du plaisir à écouter son son. Merci Poto Rico.

Et voilà que se terminent ces deux incroyables jours de Festival au Pont du Rock 2025, la 34ième édition. 21 concerts plus tard pour moi, il est temps de dire merci, à tout le monde : évidemment à l’orga, aux bénévoles, aux artistes, à la super sécu, et tous les copains que je me réjouis toujours de retrouver. Je ne peux pas non plus oublier les festivaliers, toujours aussi sympas. Et d’ailleurs, je vais dire au revoir, et à l’année prochaine, en te laissant comme en est devenue la tradition, des photos d’ambiance.

Si tu veux revoir la journée du vendredi de l’édition du Festival au Pont du Rock 2025, c’est par là : http://lemondedekiki.net/festival-au-pont-du-rock-2025-le-vendredi/

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