C’est sous un beau ciel bleu que je déambule sur le site alors que les premiers festivaliers arrivent. Pendant que les plus sportifs du quartier font leur apparition en agitant frénétiquement leurs gambettes pour… je ne sais pas en fait, mais ça a l’air super important vu l’ardeur qu’ils y mettent… d’autres arrivent tranquilou, et se calent en prenant des nouvelles des potes, un godet à la main.
Je suis bien, comme à la maison. Cette année, je fais mon 18ièm festival au Pont du Rock, alors je connais un peu les lieux. Mais quand j’observe Momi, je vois que pour elle ce n’est pas la même. Aucune édition ne se ressemble. Et si moi, je suis le gamin de service à profiter les mains dans les poches, pour la donzelle photographe, c’est toujours un défi, en espérant qu’il n’y ait pas de baleine sous gravillon, pour réussir te ramener de belles images, malgré le marathon qui s’annonce. Pour cette 34ième édition, il y a trois scènes, toutes aussi intéressantes les unes que les autres… Alors, 3… 2… 1… dans les starting-blocks, le derrière qui frétille comme un chat qui a repéré une souris, je suis prêt à bondir pour ne rien louper !
Il est 17h45, et je rejoins la scène Grenouille. J’ai les esgourdes grandes ouvertes, pour découvrir les Dynamite Shakers. Momi qui jeté un œil sur leur bio, est quant à elle un peu émue de découvrir ce quatuor venu de Saint-Hilaire-de Riez, un coin qui lui tient à cœur. Et c’est un régal, on ne peut pas mieux commencer un festival, avec une découverte qui colle à 200% à mes kiffs. Quand jouer de la musique prend tout son sens; quand on voit le juste équilibre entre François, Elouan, Calvin et Lila; quand on voit l’envie de partager avec le public; quand on entend la qualité de leur rock garage aussi énergique que travaillé… je découvre 4 jeunes qui n’ont rien a envier à certains, bien au contraire, la scène grenouille frémit de bonheur ! Merci, et bravo !!!
On enchaine avec une scène Dragon qui s’annonce beaucoup plus calme, mais toute autant touchante avec le brestois Miossec. C’est avec un plaisir non dissimulé que l’on retrouve l’homme à la casquette.
Nouveau set qui s’enchaine, nouvelle ambiance avec le rapeur Zamdane.
Zouuuuuuuuuuuu, on s’active les papattes, et on file en vitesse sous le chapiteau qui s’éveille et vibre aux sons de Freedom Utopia. Déjà deux albums sortis pour ces jeunes ploermelais. Une belle énergie qui flirte avec un lâcher prise, mais qui semble maitrisée par le quatuor et sa passion collective pour le rock anglais, avec de grosses influences des Artic Monkeys, et The Cure.
Bientôt 30 ans d’existence pour The Libertines, qui fluctuent entre les pauses, et les retours gagnants. J’avoue ne pas être du tout dans les petits secrets ou pas des crises existentiels du groupe, mais j’ai le sentiment que leur son est justement façonné des caractères et chemins de vies de chacun d’entre eux. C’est sans doute ce mélange de plaisir de jouer, de blessures, de guérison, de passions, qui nourrit leur son rock dans tout les sens du terme. Alors oui, tout n’est pas exemplaire, loin de là, mais moi, j’aime ça, et j’en redemande !
30 ans… 30 ans de création… 30 ans de partage… 30 ans d’évolution… et toujours un plaisir de retrouver Mass Hysteria sur scène. Je pourrais résumer mon plaisir non dissimulé de les re-re-re… découvrir à une sorte de nostalgie, mais il n’en est rien. Mass Hysteria fait parti de ces groupes qui font de chaque scène une expérience unique, dont on ne sort pas indemne. Dans leur son assurément punk-rock, se cache de petits tiroirs où sont rangées des influence entre autre de rap et métal alternatif. Quant à leur scène, c’est la place du village le jour de marché, cette place où fourmille la vie, le plaisir de se retrouver, d’échanger, de partager, le tout dans un dynamisme qui nous pousserait à l’apnée jusqu’à la fin du set. Mais quelle claque à chaque fois ! Encooooooooooooore !!!
Maddy Street d’origine anglaise de par ses parents qui sont venus s’installer en France il y a 30 ans, a grandi avec The Who, les Beattles, mais également James Brown et Aretha Franklin. Durant son adolescence, M.S. s’enrichit de diverses influences dont la pop et le rap. Aujourd’hui sur scène, je découvre un set ressenti essentiellement pop rock, au visuel qui pourrait tendre à l’impertinence si l’on ne remarquait pas l’excellente communion avec son public. Jolie découverte.
L’impératrice et son disco-pop met des paillettes sur la scène Dragon. Après plus de 10 ans d’existence du groupe, la chanteuse Flore Benguigui a cédé sa place à Maud Ferron (alias la Louve) depuis fin 2024. Un son dansant, une scène lumineuse et souriante, de quoi passer un bon moment.
Caballero & Jeanjass, les rappeurs issus de la vague du rap belge des années 2010, prennent possession de la scène Grenouille.
Une bonne dose de dérision, et un son punk rock à souhait, The Dead Krazukies déchainent le chapiteau. Le groupe du sud-ouest est accueilli par les bretons comme il se doit, en amis, et ils le méritent bien. On est mieux là qu’au bureau, et c’est peu dire, tant je me régale de cette nouvelle découverte ! Vivement que je puisse les recroiser.
Tristan Casara alias The Avener, clôture cette première soirée avec ses platines.
Mais dis moi, tu y étais ou bien? Peut-être connais tu un(e) pote assez veinard pour y être allé? Alors regarde donc ces petits clichés…
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Le samedi : http://lemondedekiki.net/festival-au-pont-du-rock-2025-le-samedi/





































































































