Festival du Roi Arthur 2025, le samedi

Ce matin, le réveil est plutôt sympa. Je retrouve VSHKPNK, et on se raconte nos soirées, les péripéties, les découvertes, nos impatiences pour les soirées à venir… et pis nos petites vies. Un festival ça peut être ça aussi, un sympatoche concours de circonstances pour potentialiser une rencontre de choix. 😀
Ainsi se passe la journée entre bavardages, clins de nyeux, marrades, réflexions, puis repas, siestoune, une peu de travail, et zou, c’est déjà l’heure de rejoindre le site.

A 18h15, Théa se présente sur scène. Je suis un peu embêté, j’ose l’avouer, pour décrire le set que j’ai vécu. A part te dire, qu’en toute honnêteté j’ai bien aimé, et j’ai découvert un univers où l’on s’exprime avec les tripes, je ne saurai pas t’en dire plus, au risque de ne pas utiliser les bons termes… je viens encore de vieillir d’un coup, et je ne peux que te proposer de le découvrir par toi même, tu ne seras pas déçu.

En me dirigeant vers le chapiteau, je croise La Banda Latira! qui joue en mode banda de rue. J’aime bien me faire surprendre comme ça.

Et juste derrière dans tous les sens du terme, Moher enchaine sur la scène King-Dôme. Les 4 rennais sont des passionnés de la musique irlandaise traditionnelle. Ils ont choisi de porter le nom de falaises irlandaises, ancrées dans les légendes et la poésie mystique, avec l’humilité nécessaire face aux éléments souvent très rudes.

Tiens tiens… Adé. Non, je ne connais pas, mais par contre, ce que je sais c’est que c’est l’ancienne chanteuse de Thérapie Taxi qui se sont séparés en 2021. Et en écrivant ces quelques mots, je me souviens avoir évoqué la même chose, avec Zaoui, venu lui même avec son projet solo sur ce même festival. Alors revenons en à Adé. Je pense qu’on connais tous « Tout savoir », et je suis curieux d’en savoir plus. Ça fonctionne carrément bien. C’est franchement rock, ça monte bien en puissance. Elle a une bonne expérience de scène, et elle semble avoir des choses à raconter. Alors j’ai passé un bon moment, et je suis sûr d’en passer d’autres à la voir évoluer.

Je remonte quelques années en arrière… quelques petites années… Certains des festivaliers d’aujourd’hui étaient à peine nés… On est en 2009, au festival de la Dent Creuse à Guéhenno. A l’affiche ce soir là, il y avait les 3 fromages, les Fatals Picards, Les Shakaponk, et… les Soldats Louis. Alors je suis vraiment curieux de les revoir. D’autant que cette année, il y a une surprise en bonus. Le Bagad de Lann Bihoué a fait le déplacement pour les accompagner sur cette scène énorme qu’est la scène Excalibur. Et la magie fonctionne. Le Bagad déambule sur le site en partant de la régie pour accéder à la scène. C’est juste impressionnant et le ton est donné. Le public est en feu, certains juste festifs, d’autres plus nostalgiques, selon les générations. Quoiqu’il en soit, c’est vraiment un grand moment populaire au sens noble du terme.

Il en faut pour tout le monde. Et dans ma soif de découvrir, je file voir Plouz&Foen sous le chapiteau. Tiens, du rap? Ah, c’est effectivement une surprise pour moi sur cette scène King Dôme. Mais ouiiiiiiii, c’est ça, autant pour moi, aussi surprenant que ce soit, le duo rappe en breton. Respect.

C’est drôle comment mes potes me connaissent… Alors que je sors du chapiteau, je pointe mon petit bout de nez en fosse de la scène Lancelot, et directement, certains me regardent avec un petit sourire en coin… hum huuuuumm, que se trame-t-il? Je regarde derrière moi, rien ! Sur les côtés, pas plus ! Ok, allez, crachez votre Valda, vous m’avez préparé quelle ânerie? Et ça fuse, « toi, tu vas pas aimer ! », « Allez, bon courage ! », « Tu vas tenir le coup? »… Amen, je souffle et comprends que je me dirige vers set de rap.
Le dos courbé mais les esgourdes et les yeux ouverts (on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise), je reste concentré. Alors que te dire? Bah, heu, pfff, soyons bref, concis… Ou pas, j’en sais trop rien. Ah si, j’ai 2 trucs à dire. Pour de vrai, le visuel n’est franchement pas mauvais, et ça change des satanés survêtements. Et la deuxième chose, elle n’est pas de moi, mais elle est tellement vrai. Quand je suis rentré en salle de presse après les 3 premières chansons, un pote que je vénère pour sa vivacité d’esprit et sa répartie, alors que l’on avait le direct de la scène sur écran et en son, nous lâche : « Nique ta mèèèèèèère, nique ta mèèèèèèèère, ok, mais quand est ce qu’on nique ton pèèèèèèère? ». Une question que l’on peut se poser effectivement. 😀

Alors que je venais d’arriver à l’espace presse aujourd’hui, j’ai croisé un monsieur sagement assis à attendre… Occupé à m’installer pour la soirée, je ne fais pas plus attention à ce qu’il se passe. Sauf que l’on finit par venir me voir pour me demander d’aider à contacter la personne qui a RV avec ce monsieur justement, sous prétexte que je le connaisse. Mais je ne sais toujours pas qui est ce monsieur si tranquille, dans une situation où je serai probablement déjà… plus là. 😀 Au final, la personne est arrivée et a fait son ITW, fin de l’histoire. Sauf que là, en arrivant sous le chapiteau, je mets un nom sur le monsieur : Jean-Charles Guichen. C’est toujours un truc de dingue de ne pas être physionomiste. Si tu ne palpes pas le sujet, je t’explique rapidement : parfois tu vois la personne 15 fois, et t’as l’impression de la rencontrer pour la première fois 15 fois de suite. Mais il arrive aussi qu’à trop vouloir te souvenir, tu reconnaisses une personne que tu n’as jamais vu, et là, tu pleures… parce que c’est toujours compliqué d’enchainer quand tu viens de taper dans le dos d’un inconnu en clamant un « ça roule? » alors qu’il ignore tout de ton existence. Promis, un jour j’écrirai un article sur tout ça, le sujet vaut le coup d’être développé.
En ce cas précis, je connais le nom, Jean-Charles Guichen, j’ai l’impression d’un coup de l’avoir croisé, mais au plus profond de ma mémoire humaine et numérique, j’ai la certitude que c’est bien la première fois que je le vois sur scène… enfin, je crois… 😀 C’est une scène très humaine, tout comme l’artiste. C’est sans doute ce qui m’amène à ce sentiment de proximité, voire d’intimité. Je ne te cache pas, que je ne parle toujours pas breton, et que je ne comprends donc rien à l’histoire, mais réellement, je passe un bon moment, comme quand on fait un bon bœuf rock après un repas entre amis.

Bon, je vais faire une parenthèse. Tant pis, ça va faire du blabla, mais en même temps, il est notoire que je raconte tout et n’importe quoi. Alors il faut que je partage ma réflexion depuis 5 ans… Ça n’interpelle personne d’écrire des bios en stipulant que grâce à la pandémie de Covid, un artiste a gagné en notoriété avec des vidéos devenues virales? Je te pose ça là.
Perso, j’ai attendu d’arriver devant la scène Lancelot pour découvrir le bordelais Saint Graal. Mais tu sais quoi? J’aime beaucoup tout plein pour de vrai pas pour de faux. Surprenant? Bah nan, c’est dansant, bien boutiqué, envoutant, et touchant. De la musique éléctro qui accompagne une bien jolie voix qui narre des textes de sociétés dans lesquels où l’on se reconnait. Cool !

La soirée commence à toucher à sa fin. Mais autant te dire, que de mon côté, en matière d’homophonie respecté, j’ai une petite faim, celle de découvrir Marc Rebillet sur scène. Je connais de nom, je connais par médias interposés, mais je n’ai jamais vu ni entendu de mes propres récepteurs sensoriels que sont mes yeux et mes oreilles. Je suis très impatient, et je ne suis surtout pas déçu. Déjanté, provoquant, déluré, mais cuisiné et mis en scène avec un talent incroyable de cet artiste pluridisciplinaire. De la musique à la vidéo en passant par le théâtre, le franco-américain s’exprime, prend position, et assume. Mais quel talent !

Et c’est la fin de la course du jour. Je pioche dans mes réserves pour rejoindre rapidement le chapiteau. Une fois encore, promis, j’ai fait tout ce que l’on m’a permis de faire, contre 17532 pas dans la journée, dans la poussière et le matos photo dans le dos, mais surtout avec le sourire. Et si tu cherches des photos/ commentaires d’un(e) artiste que tu as vu et que tu ne le trouves pas, c’est juste que c’est artiste fait le choix de refuser que l’on communique sur lui, ce que je respecte malgré moi donc.
Ne perdons pas de temps avec ça, intéressons nous plutôt à ceux qui ont des choses à raconter et à partager. The Lucky Trolls par exemple ! Venus de Belgique, le quintet est survolté, et nous délivre un son et une scène punk-rock-irish… J’oublie qu’il est un 1h30 du mat’, j’oublie qu’on est à la fin de la deuxième soirée, et j’oublie que je ne venais voir juste par curiosité, avant de rentrer rapidement me coucher. J’adore. C’est clairement mon coup de foudre découverte de ce chapiteau sur ces deux jours.


Pour ne rien oublier, je te pose ici même quelques photos d’ambiance de cette deuxième journée de FdRA25. Merci pour tes sourires et ta bonne humeur.

T’as déjà vu la journée du vendredi du festival du Roi Arthur 2025? Si c’est pas le cas, c’est là : http://lemondedekiki.net/festival-du-roi-arthur-2025-le-vendredi/

Tu peux aussi passer à la soirée du dimanche au festival du Roi Arthur 2025 directement par là : http://lemondedekiki.net/festival-du-roi-arthur-2025-le-dimanche/

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