Et nous voilà déjà au 3ièm et dernier jour. Cette fois, je tarde à me réveiller. C’est officiel, je commence à me faire vieux. C’est l’odeur du café qui me chatouille les narines, et finit par me faire ouvrir les mirettes. Momi me souhaite un bon réveil la bouche pleine, parce que pour elle, le petit déjeuner, c’est le repas le plus important de la journée, et que rien ne peut l’arrêter alors de profiter de ce moment. Le p’tit dèj, c’est la vie ! Il fait beau, les vaches nous surveillent par la porte entrouverte du hangar, on leur rend la pareille par la porte entrouverte du van… et meuh’rci, bonjour bonjour. Comme tu le vois, on a une vie trépidante. Mais incroyablement, je kiffe ces moments tranquilou de pause entre deux soirées de festoche. On y va à notre rythme, entre sustentation, copains qui passent, boulot, sieste…
Et cette fois, c’est à 16h que l’on rejoint l’espace presse, dimanche oblige. On accumule tous un peu de fatigue, mais la bonne humeur et le plaisir de se retrouver persistent.
Pour commencer cette dernière soirée, je me dirige vers la scène King-Dôme pour découvrir Ynis. On retrouve Yuna Léon au violon, qui était venue l’année passée avec Ampouailh sur cette même scène. Parmis toutes ses collaborations, elle a joué avec Dan Ar Braz. Ce soir avec Ynis et ses 3 collègues, on découvre un set à danser, et le chapiteau en est témoin : la poussière soulevée par les pieds sautillants retient son souffle en suspension. 😀








Imagine toi qu’à l’origine de Orange Blossom, les morceaux étaient enregistrés sur des cassettes audio. Et oui, ça fait déjà plus de 30 ans que les nantais ont lancé ce projet. Si la structure a évolué au fil des années, le fil rouge reste : il s’agit de musique du monde au sens large du terme, se laissant voyager par toutes les influences initiatiques. Joli moment suspendu.











D’un moment convivial à un autre, il n’y a qu’un pas, ou presque. Parce que justement, je dois le presser le pas, pour rejoindre l’espace presse, et profiter du moment convivial organisé pour que l’on se retrouve tous dans un rare moment de pause, autour d’un verre et des excellentissimes petits fours. Parce que oui, c’est ça aussi le Festival du Roi Arthur, le plaisir de partager, de se donner des nouvelles, d’apprendre, et de se respecter.
Et on y retourne, cette fois que la scène Lancelot, avec Jérémy Frerot. Bon, allez, j’avoue : il arrive régulièrement quand on attend de rentrer en crash, de se lancer sur des paris, surtout quand on a déjà vu un artiste. C’est le cas de Jérémy. Et comment te dire que j’ai perdu sur toute la ligne avec lui. Non, mais attends, rien de grave bien au contraire à part un truc (mais ça c’est juste un soucis pour les photographes), et sinon, ça a au moins eu effet de nous faire marrer devant mon manque de perspicacité avéré. Bon là où personne ne s’est trompé, c’est que c’est une scène plus que souriante, sautillante, et un artiste vraiment proche de son public.




Hop hop hop, retour sous le chapiteau pour le Bagad Bro Konk Kerne, qui a invité le quintet Blue Glaz, pour fêter ses 40 ans. C’est un véritable hymne à notre Bretagne !







J’ai un peu honte pour le coup, mais j’ai franchement mal géré un truc… mais franchement à part un voyage spatio-temporel, je ne sais pas trop ce que j’ai loupé… Comme je te l’ai expliqué hier, j’ai fait toutes les scènes où j’étais convié, autrement dit tous les artistes qui m’autorisent une communication, et je les en remercie mille fois de jouer le jeu. Les autres? Qui? Je ne sais même pas de qui on parle, d’ailleurs justement, on n’en parle pas. Mais il y a un groupe, et un seul que je n’ai pas réussi à faire par le jeu des timings, c’est Breizh Balkanik Fanfare, alors que j’en avais l’autorisation. Toutes mes excuses, vraiment, en espérant me rattraper la prochaine fois que je les croiserai.
Et comme je suis vraiment en retard, je ne passe sous le chapiteau que pour les dernières notes de The Real Mckenzies à mon pus grand désarroi. J’aurai bien fait le set en entier. Le groupe canadien, né à Vancouver en Colombie-Britanique, est un des pionnier du mouvement punk-celtique, dans la mouvance de The Pogues créé 10 ans plus tôt. Le groupe a bien sûr évolué depuis, mais il reste cette incroyable énergie, et cette esprit de franche camaraderie sur scène. Mais qu’est ce que c’est bon, ça ! Promis, la prochaine fois, je ne louperai pas un morceau. 😉



Elle n’est pas vieille Miki, elle est même jeune du regard du vieux que je suis. Mais le talent n’attend pas le nombre des années. Guidée en partie par une maman qui pratique le chant lyrique, Miki s’initie très tôt au violon puis au piano, s’intéresse aussi bien à la bossa-nova qu’au rock. Je ne crois pas me tromper en disant que sa meilleure base, est sa curiosité et son ouverture d’esprit. Elle est vraiment bluffante. Une tendance pop-électro qui n’hésite pas inviter un flow de rap, avec des attitudes rock, le tout dans une proximité incroyable avec son public, fait de Miki pour moi, l’artiste la plus riche et la plus touchante de cette soirée. Très belle découverte.







Matmatah… J’y arrive avec le cœur un peu serré. Oui, d’un côté ça sonne un peu la fin de ces 3 jours de festival… mais pas que. Pour tout te dire, on a tous conscience que des musiques, des artistes représentent dans notre histoire des moments de vie, des amis… et si Matmatah a toujours résonné en moi comme quelques chose de festif, depuis 5 ans, l’histoire les a associés à la disparition d’un ami proche, et créé une ambiguïté entre bamboche et nostalgie, voire tristesse.
Et là, je me prends une punaise de claque. Comme si j’avais ce besoin de les revoir et de profiter à fond pour continuer d’avancer. Loin d’être la première fois de les voir, c’est pour autant la première fois que je ressens autant leur énergie, leur complicité sur le plateau, et avec leur public. En fosse, la sécu se met à danser, pendant que les festivaliers en mode bon enfant transforment la plaine de Mafeu en un énorme Festnoz. Tout le monde a le sourire, tout le monde chante, tout le monde danse… Je crois que c’est un des plus beaux moments de partage festif de ces 3 jours. Réellement, je n’ai pas envie que ça se termine tellement c’est bon. Alors bravo et merci, vraiment.













Quand les Bidons de l’an fer prennent possession de la scène, mes yeux se plantent dans le ciel.
Et tu sais quoi? Et bien il y a une fois encore Philippe Maindron qui n’est pas innocent dans l’histoire puisque c’est lui qui suite au passage des Tambours du Bronx au festival de Poupet en 1994 justement, a demandé à des jeunes de taper sur des bidons pour le fête des bénévoles… Partis de 7 percussionnistes à leur création en 1994, ils sont aujourd’hui 18. Alors merci qui? Merci Fifou, et surtout, n’arrête pas tes conneries! 😀
Revenons donc au Bidon de l’an fer. Ils ne se laissent pas impressionner ni par la grande scène, et par les fusées derrière eux. Et pour cause, ils ont déjà écumé bon nombre de grandes scènes notamment avec les Tagada Jones.

Voilàààààààààààà, c’est finiiiiiiiiiiiii… Tu trouveras ci dessous quelques photos d’ambiance, des photos de la scène Merlin le Chanteur pendant des Jam Session, des photos de talentueux danseurs, et forcément des photos de final avec le feu d’artifice pour fêter la 15ième édition de cet incroyable festival du Roi Arthur !
Cette année il y a eu 68000 festivaliers, accompagnés par 1350 bénévoles. Sur 3 jours, y compris dans le village, il y a eu 52 prestations musicales réparties sur 6 espaces scéniques : les deux scènes Excalibur, et Lancelot, la scène King-Dôme sous chapiteau, la Kouing-Zone pour les DJ, la nouvelle scène de Merlin le Chanteur qui a été validée avec succès par tous les festivaliers, et celle du village.
Une grand grand merci à l’orga toujours au top; aux artistes; aux bénévoles toujours aussi serviables et investis; à la Sécu… au petits oignons, bisous câlins 😀 ; aux festivaliers toujours aussi dingos; aux collègues photographes, et plus largement à l’espace média; et à tous ceux qui m’ont manqué cette année et que j’espère revoir au plus vite. Un big-up particuliers à Laurie, parce qu’elle le vaut bien.
Allez, « save the date » : l’année prochaine le Festival du Roi Arthur aura lieu le 27/28/29 août 2027.

















T’as vu les 2 premières journées?
Au cas où, je te redonnes les liens pour continuer ta visite. 😉
Alors la soirée du vendredi c’est par là :
http://lemondedekiki.net/le-vendredi-au-festival-du-roi-arthur-2026/
Et pour le samedi, c’est par ici :
http://lemondedekiki.net/le-samedi-au-festival-du-roi-arthur-2026/