le Samedi au Festival du Roi Arthur 2026

Le réveil est plutôt tranquille en ce samedi matin. Le soleil brille, les vaches font meuh, les oiseaux cui-cui, et Momi grogne une palanquée de gros mots quand elle doit sortir de dessous du duvet parce que… bah elle a juste pas envie de confronter sa douce peau de princesse crémée au lait d’ânesse au froid ambiant; autrement dit, elle n’a juste pas envie de se peler en quittant le pieu. Et oui, n’est pas princesse qui veut.
La journée est assez studieuse. Momi, calée dans son bureau mobile, s’occupe de remettre son matos en état pour ce soir, tout en chargeant les batteries, et déchargeant ses cartes, et d’un œil curieux, zieutant quelques photos qu’elle partagera ou pas… Moi, j’enchaine les cafés, en essayant de compter les véhicules garés sur le parking. Alors d’après les forces de l’ordre y en a pas mal. Et selon moi, encore plus, parce que je n’ai que 4 doigts par main, donc 8 doigts, contrairement à toi, humain à 10 doigts… Et la donzelle a voulu m’aider avec ses 9 doigts (puisqu’elle n’a pas trouvé mieux que d’en laisser un dans une porte), et ça a foutu un reuz de dingue, et on est arrivé à beaucoup trop plein de véhicules, et un cerveau surmené.
Et c’est avec quelques neuronnes en surchauffe, que je rejoins l’espace presse à 17h. Direct je me perds dans l’alléchante corbeille de fruits de l’espace média. Il faut dire que je suis pas bien grand, du haut de mes 19cm. Bon, j’ai de la chance, ça fait un moment que je ne suis pas allé chez le coupe-tifs, du coup, j’ai un peu de volume, et à défaut de paraitre plus grand, je fais sans doute plus verre à eau que verre à vin. En même temps, on est en Bretagne, et verre à eau chez nous, ça ne court pas les rues. J’irai même presque à dire que les verres en règle générale ne courent pas les rues tout court, l’autochtone ne crachant pas dessus pour boire au goulot, et c’est tant mieux, ce ne serait vraiment pas propre. N’allons pas plus loin, mes petites jambes ne tiendraient pas pour me ramener au point de départ. Alors oui, justement, je disais : je suis petit. Et à 47 ans, j’ai perdu l’espoir de grandir. Ce n’est pas triste, hein, je suis bien comme je suis. J’aime ma petite vie, j’aime vivre mes aventures en compagnie de Momi, j’aime faire des rencontres assez incroyables, j’aime rire, j’aime découvrir, et surtout, j’aime partager. Alors tant pis pour ceux qui pensent qu’être petit est un problème; tant pis pour les gens qui pensent qu’il faut être grand, fort, et puissant pour exister; je suis tout le contraire, et n’envisage pas de changer pour rentrer dans le moule. En plus faut être couillon, rentrer dans LE moule, en Bretagne… Nan mais sérieux, bientôt il faudra rentrer dans LE huitre? Bé ce sera sans moi. La cour des grands est réservée aux grands, et moi je reste dans mon jardin d’enfant, où règne la bienveillance et le respect réciproque. Tant pis, j’y peux rien. Du coup, je loupe des trucs, tu ne m’en voudras pas, c’est les grands qui veulent pas… Je profite de tout ce que j’ai le droit, et c’est justement tout ça que je vais partager avec toi.

Mais qu’est ce que je me sens bien devant cette scène Dragon, pour écouter Lancelot, ça pourrait être un comble pour le coup. Mais il n’en est rien, je découvre un artiste réconfortant. C’est purement un humain, qui ose partager ses doute et ses envies, dans lesquels on peut s’identifier. C’est un coup de téléphone à un ami, ça fait du bien de parler, ça fait du bien d’être écouté, ça fait du bien de se sentir moins seul. Merci.

Une Vielle à roue, et des percussions, le duo Storm présente une scène à la fois traditionnelle par ses instruments, et moderne par ses compositions. Le chapiteau de la scène King-Dôme devient un royaume suspendu entre deux mondes hors du temps.

Ce ne sont plus des inconnus pour moi, mais le plaisir est toujours vif de les retrouver sur scène. Excellent son, une énergie explosive sur la scène Lancelot : les Dynamite Shakers. J’adore.

Il est 20h45, le chapiteau King-Dôme devient ma maison ce soir. J’y suis, j’y reste. Julien Loko et son groupe nous plonge direct dans un univers un tantinet mystique et traditionnel par leur visuel. D’a priori, on glisse discrètement avec eux dans une clairière pour une réunion mystique. Mais très vite, on se retrouve le cœur battant sur des accents rock, à vouloir partir dans leur périple le poing en l’air dans une sorte de conquête… Belle aventure.

Cette année, un nouvel espace est proposé pour aller plus loin dans la fête : Merlin le chanteur. Chaque soirée propose une Jam Session où chacun peut s’inscrire en solo ou en groupe, avec ou sans son instrument; suivie d’un karaoké immersif; et clôturée par un set DJ des années 80/90/2000. Ce soir, un invité se glisse sur cette scène partagée. DJ Chelou fait un passage attendu et remarqué pour nous présenter quelques sketches dont il a le secret, un chansonnier moderne qui mêle des univers souvent opposés pour traiter des sujets d’actualité.

C’est au pas de course que je retourne sous le chapiteau pour réussir à voir Carlos Núñez. Aussi incroyable que ce soit, de mon plus jeune âge, j’ai toujours entendu parler de Carlos. En 1984, alors qu’il n’a que 13 ans, l’espagnol gagne déjà le trophée Macallan au Festival Interceltique de Lorient, et réitérera 2 ans de suite. Issu d’une famille de musiciens, il n’a de cesse de faire des collaborations avec d’autres artistes, pour nous surprendre à chaque fois en dépoussiérant les traditions. C’est un véritable show, un hymne à la culture celte baignée de bonne humeur. Un très chouette moment !

Tekmao propose une sorte de battle techno/trad’ bien huilée, où ce sont les fans qui en ressortent vainqueurs. Be happy. 😉

Accepter de se faire surprendre fait parti intégrante de ma petite vie. Je ne te cache pas, que je vois passer régulièrement Trinix sur mon Insta, et que je pars avec un a priori positif. J’aime beaucoup ce côté ludique pour faire les choses sérieusement. Et oui, il ne fait pas oublier que dans « jouer de la musique », il y a « JOUER » ! Et dans leur cas, c’est vraiment ce que je ressens. Au delà du fait de les avoir vu crapahuter sur le site pour aller s’amuser dans la Kouing Zone en attendant de monter sur scène, il transmettent sur scène un vrai plaisir d’être là, et transforme le site en une grande cousinade où il fait bon y être. Quelle jolie clôture de ce samedi au Festival du Roi Arthur !

Aller à la rencontre des bambocheurs de tous horizons est toujours un kiff. Qu’il soit seul, en duo ou en tribu, à cheval ou à brouette, tous sont là pour passer un bon moment. Certains choisissent de rester discrets ou presque (big up à Monsieur Chapeau ! 😀 ), pendant que d’autres n’hésitent pas à lâcher prise dans la Kouing Zone. Un énorme merci à tous.

Si jamais, Ô malheur à toi, tu as loupé le report de la soirée de vendredi, tu peux le retrouver par ici :
http://lemondedekiki.net/le-vendredi-au-festival-du-roi-arthur-2026/

Et la fin de cette aventure du Roi Arthur 2026, à savoir le dimanche, est par là :
http://lemondedekiki.net/le-dimanche-au-festival-du-roi-arthur-2026/

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