Les Championnats de France classeM 2021 à St Hilaire de Riez

Il est 12h pétantes quand Momi dépointe au job. Une partie du matériel est déjà dans la voiture, le départ approche. Encore faut il faire un saut à la maison, pour que la donzelle se métamorphose en digne princesse… c’est donc dans un bon jeans avec des baskets que Momi prends le volant sur les coups de 13h.
Je ne te cache pas, que l’ambiance dans l’auto est assez pesante. Moi je me réjouis carrément de retrouver le climat d’une régate et de découvrir la formule XXL. Momi, elle semble songeuse. Sans doute de la fatigue dans les gambettes après une dure journée de travail associée à un manque de sommeil à en faire pâlir Van Gogh. Dans ce cas là, je n’insiste pas, je la laisse dans son coin. Bon en même temps dans une voiture sur la voie rapide, elle ne peut pas trop en bouger, et moi, bah, pas mieux!
Après une route somme tout rythmée de bonnes ziques, on passe déposer nos petits sacs chez nos hôtes. Puis on enchaine avec une visite du site, histoire de se présenter aux autochtones et de prendre connaissance avec leur belle piscine, en place et lieu du CNHR au plan d’eau des Vallées de Hilaire de Riez.
C’est drôle, alors que j’écoutais Rage Against the Machine jusqu’au moment de couper le contact, je crois continuer d’entendre Zach de La Rocha se défouler en arrivant vers l’étang, et j’ai presque envie de continuer de chanter voire de brailler, mais Momi semble très moyennement apprécier cet élan lyrique impromptu. Si j’étais à la maison, je filerai de suite dans ma chambre pour la ranger en baissant les yeux pour ne pas croiser son regard noir.
Allez, Momi, on se détend, ça va le faire.
On fait connaissance avec quelques sympatoches individus, et filons très vite vers le bord de mer. On arrive ainsi juste à temps pour profiter du coucher de soleil sur le Feu de Grosse Terre, et là c’est juste du bonheur en barre! Je profite!!!

Rien de tel qu’un bon petit kawa de bon matin, avec du pain tout tiède pour te mettre en jambes. Bon, ok, en plus, les miennes ne sont pas bien grandes, c’est assez facile. Ce petit troquet m’a l’air bien sympatoche, j’en ferai bien mon QG éphémère.
Je suis opérationnel les deux mirettes aussi ouvertes qu’une bouche pour avaler tout rond une noix de coco. Comment ça ce n’est pas possible? Ah mais ouais, tu ne digères pas bien la coque de la noix de coco, c’est bien ça?!
Arrivé sur place, je propose à Momi un autre café que l’on prend le temps de boire goutte à goutte… c’est pétole! Pourquoi payer la redevance TV pour regarder Derrick quand il suffit de venir au bord de l’eau quand il n’y pas de zef? La météo est D-E-R-O-U-T-A-N-T-E. Nan mais vraiment, pour peu, on pourrait même se prendre un camion dans la tronche si on n’était pas vigilent! Ce serait bien ballot, ça doit bien t’amocher. Mais imagine le truc, au mois de novembre, Momi se retrouve à faire bronzette sur le ponton en attendant de l’action. Et moi? Bah, je ne peux pas, je ne me suis pas épilé! Alors, j’attends.
Les discussions vont bon train, entre « mais que font ces crevettes sur un ponton », et « l’eau est elle salée »? La patience n’est clairement pas mon point fort, mais le temps passe et on arrive à s’occuper l’esprit, à défaut des gambettes qui ne demandent qu’à bouger.
En fin de journée, soit 15h30, par chance, ça navigue un peu: 4 départs, avant que le soleil ne décline. De quoi se mettre en appétit avec de belles lumières en attendant de belles risées.


Retour sur site après un bon coma dans les bras de Morphée. Et blam, refelemele! Nada, pas un pet de vent. T’y crois toi?
Momi se ressaisit, et part faire connaissance avec les pioupious du coin. pas très bavards, certes, mais pour autant bien mignons dans la rosée du matin.
Cette fois, l’attente est un peu moins longue. A la renverse vers 10h30, le vent se manifeste un peu. Ce n’est pas pour me déplaire. Momi, elle, ce qui lui plait le plus, c’est la pizza de la pause déjeuner! Chacun ses valeurs.
Je me faisais une joie de gober son fromage blanc au spéculos, mais elle l’a promis à quelqu’un d’autre plus gourmand, ou plus rapide que moi.
Après vérification du parcours par le comité de course, les hostilités peuvent reprendre. Quand Thunderstruck se met à résonner pour l’annonce de départ, Momi reprend vie.
Et sans comprendre d’où ça vient, je me crois en voiture avec papa au volant et les enfants surexcités derrière: « Taisez vous les enfants, papa conduit, il faut que je me concentre! ». Hein, quoi, comment? Serait on déjà sur la route des grandes vacances ou s’agit-il besoin viscéral des garçons à en découdre sur l’eau? Peut être un peu des deux au regard de la météo plus que clémente en mode estivale. Je commence à me dire que j’aurai dû prévoir le maillot de bain, même si moi, j’ai la chance, ou pas, d’être toujours à poil, simiesque bien entendu! 😀


Samedi matin, l’empereur, sa femme et le petit prince…. oups, je m’égare!
Je disais donc, samedi matin, on ne change pas une équipe qui gagne, le vent, du moins, son absence joue avec nos nerfs. Il voit que l’on commence un peu à monter dans les tours, du coup, il rentre dans la partie un peu plus tôt que les jours précédents, enfin! Le temps lui, semble un peu chafouin, et nous laisse entendre que l’humidité est l’une des invités du jour. Perso, je m’en fiche bien, au pire, je vais avoir le poil frisé. Momi, elle, ça la fait moins rire pour son matos. Bon, ok, elle tout ce qu’il faut pour couvrir si nécessaire. Mais vois le tableau: une princesse en jupon avec des sacs poubelles pour couvrir ses boitiers, c’est une pure hérésie pour les rétines des spectateurs.
L’honneur est sauf, ou pas, il ne pleut pas! Momi peut garder ses chaussures à talon, elle ne glissera pas dans la boue!
Cette fois, ça navigue plus, ça s’enchaine mieux, et enfin, on sent la compétition. Des promeneurs viennent faire leur curieux et s’approchent pour poser des questions. D’autres préfèrent nous faire un remix des 2 petits vieux du Muppets-show sur un banc, accompagnés par Brigitte Bardot. Mais c’est n’importe quoi les enfants, restons concentrés sur le sujet! La dissipation dans toute cette concentration fait tâche. Vous avez dit tâche? Impossible, rien ne résiste au K2R. Alors hop, on nettoie et on profite!
Le dernier départ nous gratifie de lumières exceptionnelles. Mais faute de luminosité, la course est arrêtée et ne reprendra que demain…

C’est le moment de dire au revoir à mes hôtes. On attaque le dernier jour, non sans passer à mon QG. Ma table m’attend, et avant même d’avoir eu le temps de dire bonjour, j’entends le café couler. Alors comme à la maison, je m’installe et j’écoute. Les déclarations claquent ici et là. J’ai l’impression d’avoir mangé un Gourio:
« Macron, il est aussi con qu’un kiki qui bouderait une jolie fille! » Ma dignité est sauve je suis au fond du sac de Momi, et je n’ose plus en sortir après une telle tirade. Momi se régale de ces humains qui n’en finissent pas de débattre sur tous les sujets. Au moment de partir, je suis obligé d’expliquer que non, on ne se reverra pas demain. QG oui, mais un peu loin de la maison tout de même.
Cette fois, aucune attente avant le premier départ. Il faut battre le fer tant qu’il est chaud. Le vent est là, alors c’est parti, mon Kiki!
L’ambiance est vraiment bonne sur le berges. Des sourires en veux tu en voilà, assaisonnés de taquineries en mode vestiaire de sport sans les douches. Je prends discretos des prospectus Weight-Watcher pour Momi, et je réalise que les bouées n’ont pas une vie facile si on y pense bien, surtout avec une Momi dans les parages. C’est sans compter Brandolini qui fait sa loi. D’un coup, je me dis que Coluche aurait eu un bel adversaire dans la course à la présidence.



13h30, il est maintenant l’heure de grignoter un bout avant les attendus résultats.

Le suspens a assez duré: le champion de France 2021 est Christophe Boisnault, le second Olivier Cohen, et le troisième Patrice Montero.
Bien entendu, aucun des 47 participants n’a démérité, et chacun repart avec son (ses) propre(s) titre(s) auto-attribué(s), et peut être fier d’avoir participé à ce bel évènement.
Alors je ne vais pas commencer à citer des noms au risque d’en oublier, mais vraiment un énorme à tous qui se reconnaitront, organisation, comité de course, skippers, accompagnants, spectateurs que j’ai croisé et avec qui j’ai partagé de bons moments, voire d’excellent.
L’heure est aux au-revoir, poignées de mains maladroites ou pas, accolades en mode Covid, et regards bienveillants. C’est le moment de retrouver nos pénates: clap de fin!


Heu, un petit dessert? Je te laisse si tu n’es pas rassasié quelques vidéos sans prétention…


6 commentaires :

  1. Jean-Baptiste DUPONT

    Magnifique reportage, on a été récompensé de notre attente.

    • Créer le besoin, une stratégie? Ca aurait ou, mais….
      naaaaaaaaaaaaaaaan, juste prise sur tous les feux, et heureuse d’enfin réussir à les partager! 😉

  2. Superbes photos, vidéos et commentaires de KIKI…..
    On attend d’autres aventures toutes aussi belles et intéressantes !

    Continue, tu as de l’avenir……

  3. Superbe reportage ! Bravo !

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