Pourquoi quand on doit se lever tôt, que l’on met évidemment une alarme (ce moment avant de fermer les yeux que tu détestes quand tu entends par anticipation cette sonnerie qui te sortira de ton sommeil, cette sonnerie qui t’obligera à quitter la chaleur de la couette… alors que tu as bien pris le temps de choisir la musique que tu aimais, et que tu as tendance à détester à 4 heures du matin… ), on se réveille toujours avant? « On met 5h? Heu ça va être un peu juste, non? Ouaiiiis, mais il faut qu’on dorme aussi, alors bon, 4h45? ». Et bim, on est réveillé tout seul à 4h30, et résigné, on annule la dite alarme en se levant. Mais c’est pour la bonne cause. Alors on enchaine le sacro-saint petit-déjeuner, le chargement du van, la check-list du matos, et on profite des dernières heures de la nuit pour prendre la route. Tout se passe au mieux, avec le classique petit bouchon/ralentissement, en arrivant sur Bordeaux. Tout le monde est déjà quasiment là quand on arrive enfin. Pour un grand nombre, ça faisait 9 mois que l’on ne s’était pas vu, depuis les championnats du Monde de Saint-Hilaire. Ce sont donc des retrouvailles chaleureuses, potaches, et amicales. On prend des nouvelles, on en donne, on rigole, et on finit par rentrer dans le vif du sujet, le briefing du comité de course !
Alors, je plante le décor : le lac déborde, mais vraiment hein, avec une consigne non négociable, des bottes pour tout le monde. Pour une fois, Momi se fondra mieux dans ce décor justement avec ses waders. Et cette eau, bah, elle est bien agitée. Il y a un bon clapot. Le vent? On va dire un N NE assez stable avec des baffes à 24 nœuds. Le ciel? Un joli nuancier de gris… avec du gris, du gris, mais aussi un peu de gris. Quoi qu’il en soit, je me régale d’avance de retrouver ce support que j’aime vraiment beaucoup, le Marblehead. Quant à Momiflette, débutante en photo depuis quelques semaines avec son nouveau matériel, elle vient d’abord pour respirer en dehors de ses 4 murs, s’amuser avec les copains, et non accessoirement, continuer d’apprendre à gérer son nouveau joujou, parce que c’est un chouette défi que de continuer d’apprendre. Dommage pour la lumière, mais un défi ne serait pas un défi, si c’était trop simple. Déjà, l’axe du vent joue en sa faveur, avec un parcours idéal pour elle. 😀 La cuisine moderne s’amuse à déstructurer des plats pour redonner un coup de jeune aux assiettes. La technologie moderne a tendance à faire le même effet sur Momi. Upgrader un boitier, c’est accepter que la structure ne soit plus la même, tout en gardant les saveurs et le plaisir. Le choix du gréement s’oriente vers le C2. Allez, à taaaaaaaaaaaaaaaaaaaaable !
Au final, on a fini par voir même quelques rayons de soleil, sur la flotte B, la flotte A étant systématiquement dans un écrin nuageux.
Et pour répondre à cette question récurrente : non, l’eau n’est pas particulièrement froide, mais oui, il fait super froid quand on sort de l’eau et qu’il y a un vent qui lui même est en mode pas chaud. C’est donc prise en glace que Momi a rejoint l’hôtel. Quant au reste de la soirée, ce fut un repas au resto d’une joyeuse colonie de vacances, qui n’a eu cesse de disserter, entre autre sur des lits superposés, et les recherches médicales sur le diabète. C’est bien la preuve que ce petit groupe a des sujets de conversation sérieux, et garde sa dignité en toute circonstance.
Dimanche ne fait pas mentir les prévisions météo. C’est au sec et au chaud du club que je reste à discuter avec les uns et les autres, pendant que les courses continuent de s’enchainer sous la pluie. L’ordi est branché, la carte est chargée, mais le moment se prête plus à la convivialité qu’à la concentration. On verra les photos à la maison, même si quelques curieux réussissent à prendre la main, du moins la souri de l’ordi de Momi pour découvrir leur rafiot. 😀
Bravo, et merci à tous pour ces moments partagés, sérieux ou moins sérieux, mais toujours humains. Je te laisse quelques frimousses en souvenirs, et le résultat de ces deux jours de grade 4 regroupant 30 skippers, sur 8 courses en deux flottes.
Et pour la première fois, puisque je sors un peu de ma zone de confort et que c’est un peu rock’n roll dans ma petite vie en ce moment, je vais me permettre de te parler un peu de Momiflette, cette princesse qui m’accompagne sur toutes mes aventures, et qui permet de les raconter en images. J’entrouvre un portillon de son jardin secret.
Momiflette a eu son premier appareil photo en 1979, accompagnée d’un papi photographe très complice qui lui a permis d’oser, et surtout d’ouvrir les yeux sur ce qui l’entoure. Dans un monde parallèle, elle baignait dans le monde la voile depuis ses premiers pas avec des parents moniteurs de voiles et dont la vie tourne autour de… la voile, la voile et la voile. Toujours prête à relever des défis, tout comme ses parents lui ont appris, elle s’est retrouvée dans le golfe sur un sportyak gréé sommairement à essayer de jouer avec les courants… Ouiiiiiiiiiiiiii, je sais, elle n’avait pas de brassière, c’est une annexe à fond plat, et on n’était que deux gamins à bord. Mais je te rassure, on a trouvé que deux c’était trop, alors on a fini à jouer un par un à tour de rôle, pendant que les parents au mouillage décapsulaient une bière. C’est pas sérieux? Sans doute pas, quand je l’entends aujourd’hui mettre en garde le petit Tom qui navigue à son tour sur le golfe pourtant en école de voile. Mais pour de vrai, c’est incroyablement formateur sur la lecture du vent et des courants/contre courants.
Même si la voile reste au niveau de la pratique familiale, elle découvre tout de même la compétition en tant que gymnaste, en y accordant plus de 10 heures par semaine. Dans ces quelques moments de libre, elle s’amuse à construire des bateaux qu’elle fait naviguer quand ses parents se décident enfin à rentrer au port, jusqu’au jour où elle casse sa tirelire pour acheter un bateau navigable pour de vrai. Le jeu des réglages de voile prime enfin sur la solidité de la construction mettant souvent fin à la navigation aléatoire de l’engin en construction amateure (NDLR : la photo correspondante ci-dessous a été prise au Port du Crouesty pour les connaisseurs ! 😀 ).
Passionnée de la vie, de la musique, et toujours encore de photos, Momi a découvert depuis la VRC. A part quelques tentatives très hasardeuses de navigation, elle se contente d’observer, de comprendre, et de capturer ce qu’elle ressent. Alors non, ce ne sont pas des photos où tu peux suivre une régate en terme stratégique. Mais c’est son propre choix, que d’y mettre sa sensibilité, son regard, et d’essayer de partager au mieux son ressenti. Merci de refermer le portillon à la fi. De la visite. 😉







































































































